je viens d'achever la lecture de l'enfant dans la ville de Françoise Dolto, Mercure de France, Le petit mercure,1998
Résultant d'une conférence et d'un interview, dans cet ouvrage Françoise Dolto se penche sur les problématiques spécifiques à l'enfance vécue en ville.Ce sujet m'intéresse pour bien des raisons, je suis d'abord moi même le résultat d'une enfance passé en ville,(née d'un père venant de la campagne et d'une mère pur produit citadin), j'enseigne à des enfants (pour la plupart nés en ville) au sein d'une école parisienne et......je suis maman d'une petite fille née à Paris qui a priori vivra plus son enfance en ville qu'à la campagne!
Bien des raisons qui m'ont fait m'intéresser aux "troubles" spécifiquement citadins dont pourraient souffrir les enfants élevés loin des veaux,vaches,cochons..........en même temps, avec le salon de l'agriculture porte de Versailles!
Dolto commence tout un bla bla sur l'importance du langage, « C'est par le langage que l'enfant s'inscrit au monde », c'est en parlant à l'enfant, en lui expliquant son environnement qu'il arrivera à le décoder et à s'y insérer, à l'assimiler.Elle fustige l'utilisation exclusive en ville de l'automobile qui fausse la relation au monde extérieure de l'enfant, qui lui montre une vision insécurisante du milieu urbain. Pour elle, vouloir confiner l'enfant au sein du cercle familial, en le privant d'autonomie, sous prétexte de le soustraire du danger de la rue, ne le protège en rien mais le rend inapte à la vie en ville, un véritable phobique social. Je suis d'accord avec cela, et je sauterai même de l'automobile à la poussette. Combien de parents véhiculent-ils leurs enfants de 2,3,4 voir 5 ans d'un lieu à un autre en poussette!Sous prétexte d'aller plus vite comme si leur vie, voir l'avenir du monde dépendait à la minute de leur arrivée à la supérette du coin (ouverte jusqu'à 22h à Paris!), ou alors jugeant le chemin école/maison (rarement plus de 15mn à pieds vu les découpages des cartes scolaires par arrondissement) trop long! Quand j'emmène mes élèves en sortie je suis souvent effarée de constater qu'ils ne savent pas marcher, au bout de 10mn il y en a un qui a marché dans une crotte de chien, un autre qui s'est pris un poteau, un troisième qui manque de renverser une poubelle...Ils ne regardent pas où ils vont, ils semblent hermétiques visuellement à leur environnement, je suis parfois obligé de leur décrire le "décor": attention peau de banane ou crotte de chien, une voiture est garée sur le trottoir, nous allons devoir la contourner, faites attention à la dame avec la poussette....Je me demande comment ils se déplacent avec leurs parents , certains sont sans doute trimbalés de mains d'adultes en mains d'adultes sans langage posé sur ces déplacements et sur la manière de marcher en ville, d'autres donnent vraiment le sentiment de ne sortir jamais......Ils n'ont pas appris à voir leur monde.
Dolto conseille d'ailleurs ne laisser de l'autonomie à l'enfant même jeune, de le laisser apprivoiser la ville, de lui lâcher la main sur le trottoir, de progressivement le laisser faire des trajets seul......J'avoue avoir très fortement conscience de cela et dès que je le peux je lâche la main de Lisa sur le trottoir et là elle découvre émerveillée le léchage de vitrine derrière laquelle parfois se cache un chien, un gâteau ou pour son plus grand bonheur "du pain!". je ne sais pas si j'arriverai à la laisser chercher le pain à 6 ans seule sans trembler d'effroi mais j'espère que nous lui aurons donné avec son père à ce moment là assez d'autonomie , de confiance en elle et d'informations afin qu'elle puisse contourner les dangers de la rue et de ses rencontres. D'ici là je l'aurai sans doute bien abreuvée de "contes d'avertissement" cf post précédent.
Selon Dolto, vivre à la ville priverai les enfants des manipulations et du "faire" qui leur permettrai une véritable appréhension et compréhension du monde: « Dans les villes, à l'heure actuelles, les expériences sont presque toujours réduites à voir et entendre. On regarde la télévision, on regarde maman faire la cuisine, mais il y a très peu d'enfants à qui la maman laisse le couteau et les pommes de terre à éplucher, comme elle l'aurait fait autrefois. A présent tout est automatique, et l'enfant pourrait tout aussi bien être un dauphin. Pas besoin d'avoir des mains, étant donné la vie que nous menons dans les villes!N'oublions pas que ce qui fait l'intelligence de l'homme, c'est pour beaucoup celle de ses mains. Il faut donc donner à tout enfant la possibilité de tout manipuler et de verbaliser ses actes. (…....)Le dire doit être clairement distingué du faire. ». Je suis d'accord avec le fait que l'enfant doit participer à la vie de famille et ses tâches matérielles pour en faire partie intégrante et comprendre le monde (en plus ça m'arrange Lisa vide déjà le lave_linge à 18 mois alors à 3 elle est bonne pour la vaisselle!). Quand je fais un gâteau avec mes élèves je suis parfois sidérée qu'ils ne sachent même pas nommer des ustensiles ou des ingrédients simples, quand j'entends comme dernièrement devant une image d'une vache qu'on traie "elle fait pipi", quand je vois des élèves considérer comme presque magiques des portes du métros et rester figés devant elles au point que je sois obligé de les pousser dans le wagon pour qu'on ne rate pas la rame...... Ça m'interpelle, mais aujourd'hui ne trouverai-je pas ce genre d'attitudes ou de propos chez des élèves élevés à la campagne? Les milieux ruraux bénéficient autant de produits alimentaires finis provenant des super-marchés,combien de parents y font-t-ils eux-même la cuisine devant et avec leurs enfants? Avant certainementles enfants d'éleveurs participaient à la traites des vaches, aux soins des animaux,qu'en est-til aujourd'hui? Le nombre d'éleveurs et d'agriculteurs se réduisent comme peau de chagrin dans nos campagnes et avec la mécanisation qui déshumanise la traite et la scolarisation pour tous, combien d'enfants vivant en milieu rural côtoient véritablement le monde animal, végétal en l'observant, en ayant les connaissances pour l'appréhender comme l'avaient leurs ainés qui vivaient plus au rythmes des saisons qu'eux, qui recevaient un héritage de savoirs de leurs grands-parents. Alors, histoire de milieux rural/urbain ou histoire d'époques, de modes de vie, de places de l'enfant, de temps.......
Elle en fustige en tout cas la mère Dolto des comportements familiaux qu'elle attribue au milieu urbain: solitude imposée à l'enfant par des parents vampirisés par leur travail alors qu'à la campagne selon elle la présence d'animaux la contre balancerait, manque de sécurisation de l'environnement par manque de communication, logement exiguë qui brouille parfois les places des uns et des autres,scolarisation trop précoce d'enfants de moins de trois ans qu'on essaye de dresser à la propreté alors qu'ils ne sont pas prêts (d'après elle les conséquences seront désastreuses pour leurs confiances en eux, leurs rapports à l'adulte, à leur corps, à leur sexualité...). Elle va jusqu'à insinuer que certains comportements plus prégnant en milieu urbains fabriqueraient de la maladie mentale:Et quand on nous dit sur les écrans et à la radio que naît un enfant handicapé mental toutes les vingt minutes, c'est faux. Il naît toutes les vingt minutes un enfant dont la société va faire un handicapé social et mental, c'est tout à fait différent!
Et ceci est spécifique des villes, mais n'existe pas dans cette proportion à la campagne, où la fréquentation des uns avec les autres et une connaissance du langage acquis et des moeurs habituelles du groupe permettent à l'enfant une meilleure insertion. ». Certes mon père m'a bien raconté l'intégration angélique d'enfants "attardés" qu'on scolarisait jusqu'à pas d'âge avec les "autres" et avec qui cela se passait bien (il y a plus de cinquante ans)mais pour combien de filles "simplettes" engrossées ou d'hommes "attardés" exploités dans les fermes, leur vie n'aurai certes pas été meilleure en ville mais de là à idéaliser la solidarité rurale.......
Je ne crois pas que mon enfance aurai été meilleure ou pire à la campagne ni celle de ma fille, j'aurai peut être fait plus d'équitation que de nages en piscine, plus de vélos que de métros, plus de pique-niques que de restos, vu plus d'animaux en vrai que dans les livres et encore........ En tous les cas je crois que ce qui importe c'est d'être bien dans le milieu où l'on est qu'il soit urbain ou rural, que les parents arment suffisamment leurs enfants pour qu'il puisse y vivre sans eux, et au besoin en changer si ils n'y sont pas heureux plus tard, sans être complètement déstabilisés. Ma fille sera-t-elle aussi manuelle qu'un enfant élevé à la campagne? Certainement plus qu'un enfant plaqué devant la télé par des parents agriculteurs débordés et déprimés par la crise et peut être moins que l'enfant d'un ébéniste ou un chef, d'un peintre partageant sa passion....
l'enfant ne choisit pas le milieu où il nait mais nous adultes dans une certaine mesure nous l'avons choisit alors à nous d'avertir nos enfants des travers et dangers de celui-ci mais surtout de lui faire découvrir ses beautés, ses intérêts, et leur faire découvrir l'existence d'autres univers qui seront peut être le leur un jour!
En n'oubliant pas comme nous le rappelle Dolto que nous sommes mains et langage!
samedi 27 février 2010
le petit chaperon rouge
Etant enseignante en maternelle j'ai maintes et maintes fois lu et étudié divers contes traditionnels avec et pour mes élèves.Il y en a certains dont je me suis contenter de ne lire qu'une unique édition alors que pour d'autres ont bénéficié de multiples versions et éditions afin d'éveiller l'esprit d'analyse critique de mes élèves (si tenter qu'ils puissent en avoir ne serait-ce qu'un embryon à 4ans!)
Toujours est-il que le "petit chaperon rouge" fait parti de ceux auxquels je m'attache plus particulièrement, surement pour sa portée symbolique (et non parce que je n'ai refusé de porter tout autre couleur que le rouge jusqu'à mes huit ans.......quoique).
Maintenant maman d'une petite fille j'avoue prendre encore plus conscience de l'importance de ces "contes d'avertissement" que rien à mon avis n'a véritablement remplacé. Car il s'agissait bien là de prévenir les jeunes filles des dangers que pouvaient représenter la fréquentation d'inconnus, combien elles pouvaient être des proies sexuelles faciles, la moralité en fin de conte de Perrault est bien explicite:
"On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le Loup mange.
Je dis le Loup, car tous les Loups
Ne sont pas de la même sorte ;
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes Demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
De tous les Loups sont les plus dangereux."
Le conte de Grimm ne l'est pas moins sauf que sa fin plus heureuse (puisque le petit chaperon rouge est sauvé par un chasseur des entrailles du loup en l'éventrant), laisse penser qu'un adulte bienveillant peut sauver les enfants des griffes du loup ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. D'où l'intérêt de ne pas occulter la version de Perrault bien au contraire et de faire suivre ces lectures de discussions explicites avec les enfants sur les dangers d'accorder sa confiance à un inconnu.........
Les rayons des librairies et bibliothèques regorgent d'une multitudes d'albums de jeunesse autour de la thématique du petit chaperon rouge mais je ne saurai trop vous conseiller:
le petit chaperon rouge de Kveta Pakovka, une véritable oeuvre d'art (version de Grimm),

la version géométrique moderne de Rascal

le terrifiant, moderne album du photographe Srah Moon (fonctionne très bien avec de très jeunes enfants si l'adulte les guide dans l'analyse des photos)
Pour la première fois cette année j'ai décidé de présenté une version filmée du petit chaperon rouge et non pas un film d'animation mais un films d'acteurs: une adaptation qui met en vedette Craig T Nelson, Isabella Rossellini et Amelia Shankley,(1988).

Mes amis cinéphiles ne s'extasieront surement pas sur les qualités filmiques et encore moins sur le rendu du fantastique mais pour initier mes jeunes spectateur à l'analyse de l'image et du récit filmé, cela suffit amplement.L'intrusion du fantastique est intéressant et reste à voir comment mes jeunes élèves la percevront, la comparaison du film avec les versions de Perrault et Grimm ne sera pas inintéressante et plastiquement il y a des choses à faire: silhouettes noires sur fond gris du chaperon rouge, de la forêt et du loup, traitement des transformations du loup. Au niveau émotionnel, l'expressivité des personnages, leurs réactions, leurs caractéristiques gagneront à être analysés.
Voici pour ceux que cela intéresse, un petit comparatif du film et de la version originale du conte:
points communs
-personnages de la fillette/de la mère/de la grand-mère
-la grand-mère lui fabrique un chaperon rouge et la fillette est surnommé « le petit chaperon rouge »
-le petit chaperon rouge apporte bien un gâteau à sa grand-mère qu'elle pense malade
-le loup abuse de la naïveté du chaperon, arrive avant elle chez la grand-mère, le petit chaperon cueillant des fleurs
-dialogue entre le loup et le chaperon concernant ses dents,oreilles,jambes.....quasi-identique
spécificités du film:
-prénoms donnés aux personnages: Linet pour la fillette, lady Jane pour la mère et Bess pour la grand-mère
-le chaperon rouge donné par la grand-mère est magique
-présence de la magie: magie de la grand-mère qui guéri Allen Owen, qui fabrique le chaperon rouge, magie de la transformation du loup en humain
-histoire plus longue avec d'autres intrigues: usurpation du trône par Sir Godefroy,emprisonnement d'Allen Owen, tentatives de Sir Godefroy d'épouser Lady Jane qui n'est autre que sa belle-soeur.....
-on ne parle pas de galette mais de gâteau, pas de pot de beurre mais d'une bouteille de cidre (dans la version de Grimm on évoque une bouteille de vin)
-c'est le loup qui incite le chaperon à ceuillir des fleurs pour les offrir à sa grand-mère
-dans le film la grand-mère arrive à s'échapper en jetant de la soupe au visage du loup
-dans le film le chaperon est sauvé par son père qui ouvre le ventre du loup et l'en retire (plus proche de la version de Grimm où un chasseur fait de même)
Si vous connaissez d'autres versions filmées pertinentes ou de films d'animation à exploiter auprès de jeunes enfants...........n'hésitez pas à m'en faire part!
Toujours est-il que le "petit chaperon rouge" fait parti de ceux auxquels je m'attache plus particulièrement, surement pour sa portée symbolique (et non parce que je n'ai refusé de porter tout autre couleur que le rouge jusqu'à mes huit ans.......quoique).
Maintenant maman d'une petite fille j'avoue prendre encore plus conscience de l'importance de ces "contes d'avertissement" que rien à mon avis n'a véritablement remplacé. Car il s'agissait bien là de prévenir les jeunes filles des dangers que pouvaient représenter la fréquentation d'inconnus, combien elles pouvaient être des proies sexuelles faciles, la moralité en fin de conte de Perrault est bien explicite:
"On voit ici que de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le Loup mange.
Je dis le Loup, car tous les Loups
Ne sont pas de la même sorte ;
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes Demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ;
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux,
De tous les Loups sont les plus dangereux."
Le conte de Grimm ne l'est pas moins sauf que sa fin plus heureuse (puisque le petit chaperon rouge est sauvé par un chasseur des entrailles du loup en l'éventrant), laisse penser qu'un adulte bienveillant peut sauver les enfants des griffes du loup ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas. D'où l'intérêt de ne pas occulter la version de Perrault bien au contraire et de faire suivre ces lectures de discussions explicites avec les enfants sur les dangers d'accorder sa confiance à un inconnu.........
Les rayons des librairies et bibliothèques regorgent d'une multitudes d'albums de jeunesse autour de la thématique du petit chaperon rouge mais je ne saurai trop vous conseiller:
le petit chaperon rouge de Kveta Pakovka, une véritable oeuvre d'art (version de Grimm),
la version géométrique moderne de Rascal
le terrifiant, moderne album du photographe Srah Moon (fonctionne très bien avec de très jeunes enfants si l'adulte les guide dans l'analyse des photos)
Pour la première fois cette année j'ai décidé de présenté une version filmée du petit chaperon rouge et non pas un film d'animation mais un films d'acteurs: une adaptation qui met en vedette Craig T Nelson, Isabella Rossellini et Amelia Shankley,(1988).
Mes amis cinéphiles ne s'extasieront surement pas sur les qualités filmiques et encore moins sur le rendu du fantastique mais pour initier mes jeunes spectateur à l'analyse de l'image et du récit filmé, cela suffit amplement.L'intrusion du fantastique est intéressant et reste à voir comment mes jeunes élèves la percevront, la comparaison du film avec les versions de Perrault et Grimm ne sera pas inintéressante et plastiquement il y a des choses à faire: silhouettes noires sur fond gris du chaperon rouge, de la forêt et du loup, traitement des transformations du loup. Au niveau émotionnel, l'expressivité des personnages, leurs réactions, leurs caractéristiques gagneront à être analysés.
Voici pour ceux que cela intéresse, un petit comparatif du film et de la version originale du conte:
points communs
-personnages de la fillette/de la mère/de la grand-mère
-la grand-mère lui fabrique un chaperon rouge et la fillette est surnommé « le petit chaperon rouge »
-le petit chaperon rouge apporte bien un gâteau à sa grand-mère qu'elle pense malade
-le loup abuse de la naïveté du chaperon, arrive avant elle chez la grand-mère, le petit chaperon cueillant des fleurs
-dialogue entre le loup et le chaperon concernant ses dents,oreilles,jambes.....quasi-identique
spécificités du film:
-prénoms donnés aux personnages: Linet pour la fillette, lady Jane pour la mère et Bess pour la grand-mère
-le chaperon rouge donné par la grand-mère est magique
-présence de la magie: magie de la grand-mère qui guéri Allen Owen, qui fabrique le chaperon rouge, magie de la transformation du loup en humain
-histoire plus longue avec d'autres intrigues: usurpation du trône par Sir Godefroy,emprisonnement d'Allen Owen, tentatives de Sir Godefroy d'épouser Lady Jane qui n'est autre que sa belle-soeur.....
-on ne parle pas de galette mais de gâteau, pas de pot de beurre mais d'une bouteille de cidre (dans la version de Grimm on évoque une bouteille de vin)
-c'est le loup qui incite le chaperon à ceuillir des fleurs pour les offrir à sa grand-mère
-dans le film la grand-mère arrive à s'échapper en jetant de la soupe au visage du loup
-dans le film le chaperon est sauvé par son père qui ouvre le ventre du loup et l'en retire (plus proche de la version de Grimm où un chasseur fait de même)
Si vous connaissez d'autres versions filmées pertinentes ou de films d'animation à exploiter auprès de jeunes enfants...........n'hésitez pas à m'en faire part!
mercredi 10 février 2010
Face au paradis

(c)Victor Tonelli
Paris, Théâtre Marigny, jusqu’au 8 mai 2010 , de Nathalie Saugeon. Mise en scène : Rachida Brakni. Avec Eric Cantona et Lorant Deutsch. Assistante à la mise en scène : Annette Barthélémy ;Décor : Jean-Marc Sthelé ;Costumes : Arielle Chanty-Stevenet ;Lumières : Katelle Djian ;Musiques : Sylvain Jacques. Théâtre Marigny, Paris 8e, jusqu’au 8 mai. Du mardi au samedi à 21 heures, matinée samedi à 17 h . Loc : 0 892 222 333 et www.theatremarigny.fr. Prix des places : 45, 35 et 25 €
Huis-clos au sein des décombres d'un super marché entre une armoire à glaces de comptable et un gringalet de pompiste, entre Max et Lubin respectivement incarnés par Eric Cantonna et Lorànt Deutsch. Avant même que le rideau se lève le spectateur est immergé dans la situation, aucun de ses sens ne lui seront épargnés. Le décor est d'un professionnalisme et d'un réalisme qui n'ont pas à rougir face à des productions filmiques, une bande son nous accompagne tout le long de la pièce, fracas de l'effondrement, grésillements de câbles électriques, bruits d'eaux s'échappant de canalisations sectionnées......... sans oublier le texte servis par les voix d'un Eric Cantonna (dont on oublie vite l'accent et le passé de footballeur tant il incarne le personnage blessé autant physiquement que moralement), et d' un Lorent Deutsch jouant au plus juste ce jeune pompiste à la fois nerveux et timide, rêveur et fataliste.
Un jeu d'équilibriste pour ces deux comédiens qui auraient chacun pu tirer la couverture à eux et déservir leur compagnon de scène. L'expérience de Lorent Deutsch ne nuit en rien à Eric Cantonna qui somme toute débute au théâtre et l'aspect frêle de Lorent Deutsch ne s'efface pas derrière le charisme de Cantonna. Un bon choix de comédiens qui pourtant me paraissait de prime abord incongru.
Une catastrophe dont on ignore l'origine, accidentelle,naturelle,criminelle fait s'effondrer tel un château de cartes, ou pour respecter l'auteur « un jeu de mikado »,un immeuble comportant un supermarché où nos deux protagonistes travaillent. Ils se retrouvent tout deux coincés au sein du sous-sol effondré du magasin, séparé par un mur à travers lequel ils communiqueront. Max est blessé à la jambe, affaibli. Mis à part le lieu où ils exerce leurs professions, peu de points communs les réunissent: ils n'appartiennent pas à la même catégorie sociale, Max est marié et père de famille et paraît avoir une quarantaine d'années, Lubin semble beaucoup plus jeune et est célibataire. Ils vont nourrir le vide de leur prison de gravas de discussions autour de l'amour, des rêves, des désillusions de la vie, des différences sociales, de la place de l'argent..........tout en espérant la venue de secours qui tardent à venir.
La rencontre entre ces personnages dans une telle situation leur fait prendre une place et tenir des propos qu'ils n'auraient sans doute pas eu l'occasion de tenir ailleurs en d'autres circonstances. On espère avec eux la venue des secours, comme Lubin on apprend à connaître Max et à cerner le personnage, à l'instar de Max on est tantôt touché, tantôt moqueur face à Lubin. Les deux personnages sont aussi attachants, on parvient à imaginer leur quotidien dans leur fonctions si différentes au sein de ce supermarché, dans leur famille, Max avec sa femme qu'il aurait tant aimé reséduire, Lubin avec sa soeur qui semble une image forte et rassurante pour lui ou observant en cachette de loin la caissière « 14 » dont il est épris. Comme eux on se prend à craindre les éboulements, à sentir un goût de poussière puis à s'imaginer dans des circonstances similaires: et si moi je me retrouvais ainsi coincé avec un/un (e) collègue ….....L'actualité fait aussi qu'on ne peut s'empêcher de penser à la situation en Haïti, combien sont restés ainsi ensevelis vivants des jours et des jours, combien ont eu un compagnon d'infortune à qui parler, aurons-nous un jour un témoignage de la nature de ces échanges vitaux?
Mention spécial au décor en tout cas, impressionnant de réalisme et juste parfait. Quelques regrets pour les bribes de paroles de Max avalés par Cantonna où prononcés durant les rires des spectateurs, on a ainsi un peu perdu du texte. Les accessoires dont se servent les acteurs sont bien trouvés, leur jeu est équilibré et juste, le texte est bon, un regret sans doute sur la fin qui aurait gagné à être étoffée.
Je vous conseille cette pièce, 1h20 d'expérience théâtrale intéressante!
jeudi 5 novembre 2009
Chagrin d'école
Avec « Chagrin d'école », ce n'est pas un produit romanesque dans la lignée de « Malaussène » que Pennac nous livre mais plutôt un essai dans une forme peu classique ne reniant toutefois pas son héritage de « Comme un roman ». Cet ouvrage aborde la question de l'école, plus précisément l'exclusion du « cancre » qui n'en possède ni les codes,ni les clées, cancre que fut d'ailleurs l'auteur dans sa jeunesse.
Un énième livre sur l'école me diriez-vous?Un énième livre où l'on fustige le carcan pédagogique, le manque de formation des enseignants, le sur-effectif des classes.........Et bien non! L'auteur nous déverse les fruits de sa pensée dans le désordre apparent d'une parole qui s'écoule, mêlant ses propres souvenirs d'écolier en souffrance à son expérience d'enseignant, le tout illustrant ou servant ses réflexions plus générales sur l'école.
Grande est la place faite au cancre dans ce livre.Il y est question des plaies inguérissables1 que lui inflige son inaptidute à entrer dans la peau de l' « l'élève ». De cet élève tant attendu par l'institution scolaire et son incarnation charnelle en la personne du « maitre », de l' « enseignant », du « professeur », de celui qui sait face à celui sur qui semble-t-il le savoir glisse.L'auteur sait habilement nous restituer les sentiments, le ressenti de cet élève-là, de celui pour qui l'école est un monde étranger,étrange, pour qui « Les mots du professeur ne sont que des bois flottants auxquels (il) s'accroche sur une rivière dont le courant l'entraîne vers les grandes chutes. Il répète ce qu'a dit le prof. Pas pour que ça ait du sens, pas pour que la règle s'incarne,non,pour être tiré d'affaire, momentanément, pour qu' « on (le) lâche ». Ou qu'on (l')'aime.A tout prix. ».Le sentiment d'exclusion de celui qui ne comprend pas est terriblement fort, il ne peut éprouver le sentiment d'appartenance à la classe ,il n'en connait pas la langue,ni les savoirs, il se sent différent, isolé au sein du groupe, éprouvant alors « la solitude et la honte de l'élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent.».
Le cancre reste un enfant passé les portes de l'école là où les autres camarades de son âge deviennent des « élèves », Pennac touche du doigt cette difficulté d'incarnation4 propre à ceux pour qui le monde scolaire reste étranger. N'ayant pas accès à ce monde,ils se réfugient alors dans leur monde intérieur, ils rêvent, ils plannent, ils sont « ailleurs ». L'auteur pose et soulève l'épineux, le polémique et douloureux double problème de la non-adaptation du cancre à l'école et de l'école au cancre, il s'agit de « Savoir si l'école est faite pour toi ou toi pour l'école, tu n'imagines pas comme on s'étripe à ce propos dans l'olympe éducatif.) ».Faut-t-il en effet tenter de « formater » le cancre rebel au système scolaire ou adopter de nouvelles façons d'enseigner afin qu'il n'en soit pas exclu?La seconde solution semblerait aller de soit mais s'il n'en va pas ainsi c'est que l'art est difficile et l'institution se fait parfois bastion poussiéreux. De plus l'auteur dénonce le « on ne nous a pas préparé à ça » communément admis au sein du corps enseignant. En effet, pour l'auteur qui fut également professeur durant de longues années, les difficultés éprouvées par les enseignants ne trouveraient pas leurs origines dans le manque de formation,la crise économique, l'irresponsabilité des parents …....mais dans le choc de la rencontre entre le savoir incarné par l'enseignant et l'ignorance en la personne du cancre:« le choc du savoir contre l'ignorance!Il est trop violent. La voilà, la vraie nature du « ça »6. Une forteresse infranchissable se dresserait entre les deux et empêcherait toute communication efficace et compréhension mutuelle. Le principal handicap du maître serait son incapacité à se mettre à la place de celui qui ne sait pas et ce ne sont ni les diplômes ni les concours qui pourraient le lui permettre, en effet « Le gros handicap des professeurs tiendrait dans leur incapacité à s'imaginer ne sachant pas ce qu'ils savent. ».
L'auteur fustige également la société de consommation qui instrumentalise l'enfant et lui impose d'être un consommateur inassouvi, de ne se définir que par ce qu'il possède matériellement, de ne penser trouver son salut que dans les marques; ces mêmes marques prennant posséssion de leurs esprit, leur apauvrissant même le lexique en se substituant aux noms originaux des objets, « chaussure » tombant dans l'oubli aux profit de la marque N …......Les enseignants essaieraient donc alors de leur rendre leur « tête » alors que ces derniers pensent qu'ils ne sont là que pour la leur prendre!
Si l'enfant, l'adolescent doit endosser son costume d'élève passé la porte de l'école, il en va de même pour l'homme ou la femme qui, la porte franchie incarne le « professeur », le « maître », « la maîtresse » qui doit être toute entier à sa tache pour que sa mission de passeur de savoirs puisse efficacemment s'accomplir. L'enseignant doit être totalement présent et disponible physiquement,mentalement pour sa classe même si les aléas de sa vie (qu'il ne peut pas toujours laisser derrière lui )peuvent influer sur les qualités de son cour et de sa relation aux élèves, le salut du maître se trouverait entre autre dans la qualité de son sommeil: « la première qualité d'un professeur est celui qui se couche tôt.»
Ces constats faits, l'auteur semble emprunt d'une certaine nostalgie qui pourrait sembler archaïque de nos jours, il reste visiblement fortement attaché aux notes,aux dictées, aux textes mémorisés par coeur, ayant pourtant paradoxalement collectionné les mauvaises notes durant l'enfance.
Restent que « Tout le mal qu'on dit de l'école nous cache le nombre d'enfants qu'elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l'ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l'immobilité ou du fatalisme des familles. » et qu'« Il suffit d'un professeur-un seul!-pour nous sauver de nous-mêmes et nous faire oublier tous les autres. »
Un énième livre sur l'école me diriez-vous?Un énième livre où l'on fustige le carcan pédagogique, le manque de formation des enseignants, le sur-effectif des classes.........Et bien non! L'auteur nous déverse les fruits de sa pensée dans le désordre apparent d'une parole qui s'écoule, mêlant ses propres souvenirs d'écolier en souffrance à son expérience d'enseignant, le tout illustrant ou servant ses réflexions plus générales sur l'école.
Grande est la place faite au cancre dans ce livre.Il y est question des plaies inguérissables1 que lui inflige son inaptidute à entrer dans la peau de l' « l'élève ». De cet élève tant attendu par l'institution scolaire et son incarnation charnelle en la personne du « maitre », de l' « enseignant », du « professeur », de celui qui sait face à celui sur qui semble-t-il le savoir glisse.L'auteur sait habilement nous restituer les sentiments, le ressenti de cet élève-là, de celui pour qui l'école est un monde étranger,étrange, pour qui « Les mots du professeur ne sont que des bois flottants auxquels (il) s'accroche sur une rivière dont le courant l'entraîne vers les grandes chutes. Il répète ce qu'a dit le prof. Pas pour que ça ait du sens, pas pour que la règle s'incarne,non,pour être tiré d'affaire, momentanément, pour qu' « on (le) lâche ». Ou qu'on (l')'aime.A tout prix. ».Le sentiment d'exclusion de celui qui ne comprend pas est terriblement fort, il ne peut éprouver le sentiment d'appartenance à la classe ,il n'en connait pas la langue,ni les savoirs, il se sent différent, isolé au sein du groupe, éprouvant alors « la solitude et la honte de l'élève qui ne comprend pas, perdu dans un monde où tous les autres comprennent.».
Le cancre reste un enfant passé les portes de l'école là où les autres camarades de son âge deviennent des « élèves », Pennac touche du doigt cette difficulté d'incarnation4 propre à ceux pour qui le monde scolaire reste étranger. N'ayant pas accès à ce monde,ils se réfugient alors dans leur monde intérieur, ils rêvent, ils plannent, ils sont « ailleurs ». L'auteur pose et soulève l'épineux, le polémique et douloureux double problème de la non-adaptation du cancre à l'école et de l'école au cancre, il s'agit de « Savoir si l'école est faite pour toi ou toi pour l'école, tu n'imagines pas comme on s'étripe à ce propos dans l'olympe éducatif.) ».Faut-t-il en effet tenter de « formater » le cancre rebel au système scolaire ou adopter de nouvelles façons d'enseigner afin qu'il n'en soit pas exclu?La seconde solution semblerait aller de soit mais s'il n'en va pas ainsi c'est que l'art est difficile et l'institution se fait parfois bastion poussiéreux. De plus l'auteur dénonce le « on ne nous a pas préparé à ça » communément admis au sein du corps enseignant. En effet, pour l'auteur qui fut également professeur durant de longues années, les difficultés éprouvées par les enseignants ne trouveraient pas leurs origines dans le manque de formation,la crise économique, l'irresponsabilité des parents …....mais dans le choc de la rencontre entre le savoir incarné par l'enseignant et l'ignorance en la personne du cancre:« le choc du savoir contre l'ignorance!Il est trop violent. La voilà, la vraie nature du « ça »6. Une forteresse infranchissable se dresserait entre les deux et empêcherait toute communication efficace et compréhension mutuelle. Le principal handicap du maître serait son incapacité à se mettre à la place de celui qui ne sait pas et ce ne sont ni les diplômes ni les concours qui pourraient le lui permettre, en effet « Le gros handicap des professeurs tiendrait dans leur incapacité à s'imaginer ne sachant pas ce qu'ils savent. ».
L'auteur fustige également la société de consommation qui instrumentalise l'enfant et lui impose d'être un consommateur inassouvi, de ne se définir que par ce qu'il possède matériellement, de ne penser trouver son salut que dans les marques; ces mêmes marques prennant posséssion de leurs esprit, leur apauvrissant même le lexique en se substituant aux noms originaux des objets, « chaussure » tombant dans l'oubli aux profit de la marque N …......Les enseignants essaieraient donc alors de leur rendre leur « tête » alors que ces derniers pensent qu'ils ne sont là que pour la leur prendre!
Si l'enfant, l'adolescent doit endosser son costume d'élève passé la porte de l'école, il en va de même pour l'homme ou la femme qui, la porte franchie incarne le « professeur », le « maître », « la maîtresse » qui doit être toute entier à sa tache pour que sa mission de passeur de savoirs puisse efficacemment s'accomplir. L'enseignant doit être totalement présent et disponible physiquement,mentalement pour sa classe même si les aléas de sa vie (qu'il ne peut pas toujours laisser derrière lui )peuvent influer sur les qualités de son cour et de sa relation aux élèves, le salut du maître se trouverait entre autre dans la qualité de son sommeil: « la première qualité d'un professeur est celui qui se couche tôt.»
Ces constats faits, l'auteur semble emprunt d'une certaine nostalgie qui pourrait sembler archaïque de nos jours, il reste visiblement fortement attaché aux notes,aux dictées, aux textes mémorisés par coeur, ayant pourtant paradoxalement collectionné les mauvaises notes durant l'enfance.
Restent que « Tout le mal qu'on dit de l'école nous cache le nombre d'enfants qu'elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l'ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l'immobilité ou du fatalisme des familles. » et qu'« Il suffit d'un professeur-un seul!-pour nous sauver de nous-mêmes et nous faire oublier tous les autres. »
mercredi 20 mai 2009
Happy New Show de Gotainer
Avant de découvrir ce chanteur fort apprécié de mon bien aimé, j "'avoue qu'à part "Femme à lunettes" et le "Youki" j'ignorai tout de son répertoire et considérai ce chanteur comme un peu "ringard". Pour Noël j'ai offert une place à Olivier pour qu'il puisse assister à son concert l'"Happy New Show" à l' Alhambra et par la suite j'ai eu l'impression de vivre plus d'un mois avec Gotainer tant Olivier passait son dernier album en boucles.J'ai alors prêté l'oreille et j'ai constaté combien les textes étaient de qualité, bien écrit, dans des thématiques assez diverses. Gotainer est un poéte moderne qui donne à entendre, à rire.
J'ai donc été enchantée lorqu'Olivier m'emmena à son concert pour mon anniversaire.J'ai découvert un vrai Show-man qui mouille sa chemise et entraine son public dans son tour de chants. Il donne de la voix, du corps et du coeur et son spectacle sent la sincérité.Il doit avoir un peu près l'âge de mon père et je suis assez impréssionnée par son énergie et sa modernité.
Bien évidemment il peut y avoir un côté graveleux dans ses chansons mais ce n'est jamais de la provocation gratuite, c'est plutôt le côté sale gosse qui l'emporte.
A souligner aussi la qualité de ses musiciens et de ses choristes qui entretiennent une grande complicité sur scène.les choristes jouent, participent aux enchainements d'une manière très loufoque changeant de tenues à l'instar de Gotainer.
Une soirée bien sympa en tout cas et qui allait pile poil avec cette salle à taille humaine et qui a l'avantage de ne pas être trop loin de la maison, pratique pour ne pas avoir l'impression d'abandonner Titbout trop longtemps.
J'ai donc été enchantée lorqu'Olivier m'emmena à son concert pour mon anniversaire.J'ai découvert un vrai Show-man qui mouille sa chemise et entraine son public dans son tour de chants. Il donne de la voix, du corps et du coeur et son spectacle sent la sincérité.Il doit avoir un peu près l'âge de mon père et je suis assez impréssionnée par son énergie et sa modernité.
Bien évidemment il peut y avoir un côté graveleux dans ses chansons mais ce n'est jamais de la provocation gratuite, c'est plutôt le côté sale gosse qui l'emporte.
A souligner aussi la qualité de ses musiciens et de ses choristes qui entretiennent une grande complicité sur scène.les choristes jouent, participent aux enchainements d'une manière très loufoque changeant de tenues à l'instar de Gotainer.
Une soirée bien sympa en tout cas et qui allait pile poil avec cette salle à taille humaine et qui a l'avantage de ne pas être trop loin de la maison, pratique pour ne pas avoir l'impression d'abandonner Titbout trop longtemps.
mardi 19 mai 2009
Agnes Soral aimerait bien vous y voir!
Une vague de one women show déferle depuis plus d'un an sur les théâtres parisiens et la pétillante comédienne Agnes Soral surfe sur cette tendance.
Un soir où Papy et mamie pouvaient garder titbout nous avons donc pu avoir le loisir de nous rendre au théâtre du Petit Gymnase. Quelques bribes de sketch du spectacle dans des émissions de variété m'avaient donné envie de le voir.
Pendant près d'1h30, la comédienne nous déroule le fil de ses histoires d'amour avec une kyrielle d'ex-amants se succédant à vitesse grand v. Les portraits sont vivants à tel point qu'on a presque l'impression que d'autres personnages sont sur scène mais le rythme est très voir parfois trop soutenu.
Agnes Soral occupe très bien l'espace scénique, elle met son corps au service de la mise en scène, elle donne une grande bouffée d'énergie à son spectacle. Elle ne craint pas telle une Virginie Hocq de gesticuler, de changer de voix, de grimacer, en cela elle réalise je trouve une performance assez éloignée de ce que l'on connait de sa carrière de comédienne.
Par contre il est regrétable à mon sens qu'il y ait parfois un côté trop "scolaire",presque "récité", à deux reprise elle a oublié un morceau de son texte et elle est d'aiulleurs revenu en arrière alors que les quelques mots oubliés ne nuisaient en rien à la compréhension.
En outre, j'ai trouvé que cela manquait de rupture de rythme, au bout de 30mn, l'heure restante à la même saveur, peu de surprise.Tous les hommes traités le sont tous sur le même mode, un peu près le même temps leur sont consacré.......Même si les qualités d'actrices d'Agnes Soral et sa forte présence font que l'on reste pris dans le spectacle, je n'ai personnellement pas été emballée plus que ça.La prestation est efficace, on rit, on passe un moment sympa mais cela ne vaut pas à mon sens une Virginie Hocq, une Marianne Sergent qui il est vrai sont bien plus aguéries à ce genre de performance qu'Agnes Soral.
Un tit coup de gueule contre ce théâtre: son inconfort est une honte,l'espace entre les sièges est si réduit que l'on peut aisément boucher les oreilles du voisin de devant avec nos genoux et quie l'on peut très bien situer dans notre dos où se trouvent ceux du voisin de derrière.
vendredi 15 mai 2009
Pourquoi?
-"Pourquoi pleut-il toujours lorqu'on vient de nettoyer ses vitres ou quand on sort de chez le coiffeur ?"
-"Pourquoi oublie-t-on systématiquement sa liste de courses sur la table?"
-"Pourquoi les gens secouent-ils toujours leurs tapis quand on passe sous leurs fenêtres?"
-"Pourquoi le feu piéton passe-t-il toujours au rouge lorsqu'on s'aprête à traverser?"
-"Pourquoi rencontre-t-on toujours une connaissance lorsqu'on est préssé?"
-"Pourquoi les services administratifs ferment-ils toujours une demi-heure plus tôt et juste quand on appelle?"
-"Pourquoi les promotions sont toujours sur des produits que l'on ne consomme pas?"
-"Pourquoi ai-je systématiquement des places à contresens dans le tgv?"
-"Pourquoi le lait se met-il toujours à bouillir quand je tourne la tête?"
-"Pourquoi même en suivant une recette à la lettre le résultat n'est-t-il jamais semblable à la photo?"
-"Pourquoi le téléphonne sonne-t-il toujours lorsqu'on est aux wc ou sous la douche?"
-"Pourquoi ce sont toujours des mannequins filiformes qui sont dans les publicités pour les produits de régime?"
-"Pourquoi le rose pour les filles et le bleu pour les garçon?"
-"Pourquoi oublie-t-on systématiquement sa liste de courses sur la table?"
-"Pourquoi les gens secouent-ils toujours leurs tapis quand on passe sous leurs fenêtres?"
-"Pourquoi le feu piéton passe-t-il toujours au rouge lorsqu'on s'aprête à traverser?"
-"Pourquoi rencontre-t-on toujours une connaissance lorsqu'on est préssé?"
-"Pourquoi les services administratifs ferment-ils toujours une demi-heure plus tôt et juste quand on appelle?"
-"Pourquoi les promotions sont toujours sur des produits que l'on ne consomme pas?"
-"Pourquoi ai-je systématiquement des places à contresens dans le tgv?"
-"Pourquoi le lait se met-il toujours à bouillir quand je tourne la tête?"
-"Pourquoi même en suivant une recette à la lettre le résultat n'est-t-il jamais semblable à la photo?"
-"Pourquoi le téléphonne sonne-t-il toujours lorsqu'on est aux wc ou sous la douche?"
-"Pourquoi ce sont toujours des mannequins filiformes qui sont dans les publicités pour les produits de régime?"
-"Pourquoi le rose pour les filles et le bleu pour les garçon?"
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